Archive pour pas

Situation alarmante à Madagascar

Madagascar recense actuellement un taux alarmant d’individus porteurs du virus Hepatite B. Si dans le monde plus de 350 millions sont porteurs chroniques du virus, à Madagascar 5% de la population dans le milieu urbain en est touché, le cas est plus critique dans les milieux ruraux avec 26% des cas. Ces statistiques s’expliquent nettement par le fait que bon nombre de personnes ne connaissent même pas l’existence de la maladie, et ne savent quelles mesures ou précautions prendre. Sans distinction de classe sociale tout un chacun peut être exposé à ce virus. Provoquée par un virus VHB qui infecte le foie, cette maladie entraîne la mortalité de 2 millions de personnes par an, ce qui permet de la classer comme deuxième cause de décès après le cancer identifiée. Face à cette situation, toutes les organisations sanitaires doivent sensibiliser désormais le public à être conscient de la gravité de cette maladie, leur faire connaitre quelles mesures prendre pour mieux se prévenir, d’où l’importance de se faire vacciner.
    Le laboratoire Pharmaceutique mondial sur des recherches
et leader dans plusieurs domaines thérapeutiques, GlaxoSmithKline a lancé un vaccin. Existant à Madagascar depuis 2002 ce vaccin contre l’hépatite B peu connu du public est inclus dans le PEV: enfants, adolescents, adultes.

    L’Hépatite B

    L’Hepatite B est un virus extrêmement contagieux, il se transmet plus facilement que le VIH/ Sida. Il suffit d’un simple contact de la salive avec le sang lors des lesions cutanées pour que le virus se transmette, de même pour les échanges de coupe-ongles. Très resistant, le VHB n’est détruit ni par l’alcool, ni par l’éther, il peut rester même stable à 25°c pendant 7 jours. 60% des porteurs de virus sont qualifiés de pathologique asymptomatique et « à priori » non invalidante, tandis que les 40% restants sont atteints de l’ hépatite aigue qui se manifeste par la jaunisse, la perte d’appétit, la nausée et la fièvre. La meilleure guérison c’est d’empêcher l’évolution vers la cirrhose et le cancer du foie.

Ajouter un commentaire »

Faites la pyramide, pas la guerre

Ou comment sauver des vies en balançant ses vieilles godasses? En venant signer la pétition samedi prochain à la 13e pyramide de chaussure d’Handicap international, qui, sans aucune superstition, sera sûrement la plus importante. En effet, si la mobilisation civile est suffisamment forte, les ONG, constituées en coalition, seront peut-être à même d’obtenir dès 2008 l’interdiction des bombes à sous-munition (BASM), ces armes sales qui ne font pas de différence entre civils et militaires. La pyramide de chaussure d’Handicap International, Samedi 29 Septembre, aura lieu dans 40 villes de France de 10 heures à 20 heures.

 

 

BASM ! Une victime toutes les trente minutes.

 

Plus précisément, BASM, c’est une « bombe à sous-munition », une petite bombe pas plus grosse qu’une balle de tennis, et pas moins attrayante non plus pour un enfant en quête de jeux. A l’origine de ces trompe-l’œil dévastateur, il y a un conteneur, qui, une fois largué, déverse plusieurs centaines de mini-explosifs, les sous-munitions, sur une superficie pouvant aller jusqu’à des centaines d’hectares. Avec un champ d’action aussi large, difficile de croire que ces armes sont dirigées sur des cibles militaires. Par leur nature même, les BASM visent donc à « saturer la zone », dit-on en jargon militaire. Du coup : 98 % des personnes touchées sont des civils. Mais ce n’est pas tout, car ces petites merveilles de technologie n’en sont pas. Jusqu’à 40 % des sous-munitions en question, selon le modèle, n’explosent pas au contact du sol, devenant alors des mines anti-personnel de fait. Elles s’embourbent, sont charriés par les vents, les eaux, et attendent patiemment leurs victimes, qui, d’ailleurs, sont dans un cas sur quatre des enfants (27 %). Cette mort là frappe à l’aveuglette, alors que, bien souvent, le conflit est déjà terminé. Mais non contentes de tuer et mutiler, les bombes à sous-munitions empêchent toute circulation sur des zones civiles, transformant ainsi des régions entières en prison à ciel ouvert. Toute exploitation agricole y devient également impossible, et l’économie affaiblie prolonge les maux de la guerre longtemps après sa fin. Bref, ces armes, produites par des pays qui se disent civilisés (France, Etats-Unis, Russie…), sont parmi les plus barbares que l’homme n’ait jamais inventé. On les trouve dans plus de 29 pays ; pas chez nous.

 

 

 

Et pourtant, nous pouvons faire quelque chose pour interdire ces armes, et tenez-vous bien, ce n’est pas plus compliqué que de balancer ses vieilles godasses à la poubelle.

 

Explication :

 

80 pays sont réunis autour d’une déclaration d’interdiction des BASM, dit le « processus d’Oslo ». Son but est clair : signer un traité qui rend illégale l’utilisation, la commercialisation, la production et le stockage des bombes à sous-munitions, et ce, dès 2008. Mais la position de certains pays est encore ambiguë, et particulièrement celle de la France. Pour le gouvernement Sarkozy, il faut interdire les BASM « les plus dangereuses » pour les civils. C’est oublier qu’on peut se demander si l’objectif des BASM n’est justement pas celui-là…

 

Mais les instances gouvernementales sont humaines et, par conséquent, volages. Nicolas Sarkozy, sollicité comme beaucoup d’autres personnalités politiques par Handicap International, est le seul à s’être positionné dans un premier temps pour les BASM, pour finalement retourner sa veste en décembre 2006, notamment sous les canons de l’opinion publique. Il faut espérer que la mobilisation des citoyens français aura le même effet sur l’Etat que sur son président, et que le processus d’Oslo atteindra enfin son but.

 

 

 

Si une guerre venait à éclater, ces bombes feraient de cette planète une zone de non-vie. Il existe à l’heure actuelle plusieurs milliards de sous-munitions, et les Etats-Unis à eux seuls en détiennent 800 millions.

 

 

 

Pour éviter un tel carnage, il faut contraindre les Etats à détruire leur stock, et faire en sorte que l’inconscient collectif rejette ces armes de la même façon qu’il condamne les mines antipersonnelles.

 

En balançant vos vieilles pompes en haut de la pyramide, vous ferez entendre symboliquement votre solidarité avec ce combat. Chemin faisant, vous pourrez signer la fameuse pétition et faire plier les gouvernements, qui, quand ils ne sont pas démagogues, sont sensibles à l’intérêt public.

 

 

 

La 13e pyramide de chaussures, le 29 septembre prochain, sera donc peut-être la plus importante depuis la création de l’événement en 1994. Car après trois ans de plaidoyer et de lobbying acharné de la part d’Handicap International et de nombreuses ONG constituées en coalition (CLC), les bombes à sous-munition (BASM) pourraient bien être interdites courant 2008.

 

On comptera cette année 40 pyramides en France ; à Paris, c’est devant le centre Pompidou, Piazza Beaubourg, de 10 heures à 20 heures.

 

 

 

Plus d’infos sur Handicap International : www.handicap-international.fr

 

Plus d’infos sur les BASM : www.sousmunition.fr

Ajouter un commentaire »